OSVHSL

Un orchestre d’époque en Vallée-du-Haut-Saint-Laurent

Dirigé par Daniel Constantineau, l’Orchestre symphonique de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent (OSVHSL) est la seule compagnie de musique classique professionnelle d’envergure de la Montérégie-Ouest. Formation de chambre composée de 15 à 35 instrumentistes selon le répertoire qu’il aborde, son principal objectif consiste à produire de la musique symphonique vivante (live) sur un territoire qui en est généralement privé. Il le fait sur instruments d’époque, ce qui s’harmonise à merveille avec le caractère historique de la région. Par ailleurs, l’OSVHSL est un OBNL inscrit en tant qu’organisme de bienfaisance auprès de l’Agence du revenu du Canada et promeut à ce titre la formation et le développement musical de son public en général et des jeunes en particulier.

Depuis le début de ses activités, en octobre 2010, l’Orchestre s’est exécuté à 18 reprises dans diverses agglomérations de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Ses dernières productions témoignent de la qualité de son travail artistique, de son enracinement régional et de son effet socio-culturel structurant, en cela qu’elles l’ont respectivement mené à l’enregistrement des œuvres baroques d’André Gagnon par le prestigieux label ATMA, en juillet 2015, à sa nomination au Gala de l’ADISQ, en octobre 2016, en compétition avec l’OSM, l’OM et les Violons du Roy dans la catégorie «Meilleur disque classique – Grands ensembles et orchestres symphoniques», à sa participation aux Seigneuriales de Vaudreuil-Dorion, depuis juin 2016, à sa nomination au Gala des Prix Opus 2017, dans la catégorie «Meilleur concert classique – régions», et à l’obtention de ses premières subventions de la part du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, en 2017 et 2018.

Un orchestre d’interprétation « historiquement informé »

L’idée d’interpréter les répertoires baroques, classiques et romantiques sur des instruments et selon des jeux qualifiés «d’époque» — ceux-là mêmes qui servaient à créer les œuvres de ces périodes — est née il y a environ 50 ans et a permis de dépoussiérer la façon d’exécuter la musique symphonique. Les caractéristiques les plus frappantes de cette «nouvelle» manière correspondent à un jeu en général plus doux, plus velouté mais plus expressif aussi, ainsi qu’à l’utilisation d’instruments dont la facture respecte celle des siècles passés. L’équilibre des masses sonores des diverses sections d’un orchestre s’en trouve ainsi facilité.

Ainsi, à titre d’exemple, le cors et trompettes baroques ou classiques ne disposent pas des pistons de nos instruments modernes. Cela complique en partie le travail des musiciens mais leur permet d’exploiter des sonorités et intensités que les cuivres d’aujourd’hui ont perdues.La même remarque s’impose aux bois, notamment à la flûte traversière, faite de bois jusqu’au XIXème siècle. L’utilisation d’archets baroques ou classiques et de cordes de boyaux à la place de cordes en métal constituent par ailleurs les principales caractéristiques des violons, altos, violoncelles et contre basses d’époque.

De cette façon, l’OSVHSL se positionne à titre de phalange symphonique à la fine pointe des tendances mondiales en terme d’interprétation de musique classique et se révèle la seule formation canadienne à aborder tous les répertoires qui peuvent s’y prêter, du baroque tardif (1730-1750) aux Années folles environ (1930), selon des critères et approches qualifiés d’historiquement informés.